Next Insurance propose son application mobile et relance le débat sur leur utilité

Margaux Vizade
Rédigé par Margaux Vizade
05 janvier 2022 - 2 minutes

Pari réussi pour Next Insurance ! L’entreprise californienne, après plusieurs mois de travail, lance son application mobile, accessible uniquement à tous ses clients. A travers cette dernière, les utilisateurs peuvent visualiser, partager ou modifier leurs contrats. Mais la technologie va plus loin en offrant l’opportunité de débuter une réclamation si un client le souhaite en téléchargeant photos et documents de l’incident.

Selon Coverager, 66% du trafic de Next provient du mobile contrairement à d’autres entreprises comme Hiscox, qui compte plus de 70% de ses visiteurs venant depuis un ordinateur. Cette annonce soulève donc la question du rôle et de l’utilité des applications mobiles dans le secteur de l’assurance. Deux écoles persistent : les assureurs plus traditionnels qui ne sont pas (ou plus) tentés par ce support et les insurtechs plus récentes, qui se lancent et misent pour certaines tout dans son développement.

L’app mobile : un support qui divise chez les assureurs

De moins en moins d’application d’assurance sont proposées au fil des années notamment dans l’assurance dommage. En effet, un peu plus de 70% des entreprises de ce secteur ne sont pas dotées de leur app. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance dont la préférence des utilisateurs pour une interaction directe avec leur assureur (par rendez-vous, mail ou appel). Il est aussi difficile pour les assureurs traditionnels de faire migrer leur clientèle vers une app mobile étant donné que cette dernière est habituée à utiliser le site web. Développer et maintenir une application mobile représente enfin un engagement financier qui peut rebuter certains assureurs qui craignent un mauvais retour sur investissement.

Les néoassurances ont, quant à elles, réussi à s’approprier et à s’adapter à ce support en proposant à leurs clients une application utile (voire essentielle) à leur suivi de contrat. On peut prendre l’exemple de Leocare chez qui le succès est au rendez-vous avec 300 000 téléchargements et 100% de sa clientèle mobile. C’est aussi le cas pour d’autres pépites françaises comme Luko (qui a passé fin 2021 la barre des 200 000 assurés) ou de Lovys. Le force de ces applications : proposer un tout en un intuitif où le client peut agir depuis son smartphone. La question du rôle de ce support reste donc encore divisionnelle au sein des assureurs qui voient ou non une occasion de séduire et fidéliser leurs clients. Pour l’assurance de personnes (santé voire prévoyance), la donne semble différente en raison d’un volume et d’une fréquence bien différents dans les échanges. Dans ce cas, il apparaît bien difficile, aujourd’hui, de se passer l’app mobile qui s’impose comme pierre angulaire de la relation client.

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