Le chiffre du jour | Assurance habitation : des tarifs en chute libre !

Manon Darmet
Rédigé par Manon Darmet
10 juin 2022 - 2 minutes

L’assurance habitation fait disparaître les préoccupations. Alors que l’inflation atteint des sommets avec l’augmentation des prix du gaz et de l’essence, les assurances MRH affichent, elles, une baisse continue. La prime moyenne continue en effet sa chute de 17% sur les cinq dernières années avec – 2,5% en moins sur 2021 selon le Baromètre 2022 de LeLynx.fr. Voilà de quoi rassurer les Français. Alors que le pouvoir d’achat demeure au cœur des inquiétudes, cette décroissance vient contraster avec la hausse de nombreuses dépenses contraintes impactant le portefeuille de nos concitoyens.

Dans le détail, sur les 12 derniers mois, le prix moyen d’une assurance multirisques habitation a diminué considérablement, atteignant 153€. Quant aux primes moyennes par région, c’est la Bretagne qui se place en bas du classement ! Les Bretons sont les mieux lotis en matière d’assurance habitation puisque la région enregistre la prime la moins élevée : 135€/an en moyenne. Soit, 16% de moins qu’en Nouvelle-Aquitaine où les résidents payent, eux, le prix fort ! Les tarifs s’envolent dans cette région avec une prime moyenne observée de 162€/an. De quoi faire grincer les dents.

Comment expliquer cette baisse ? 

Les principaux responsables ? Les insurtechs ! L’émergence de la « néo-assurance » joue en effet un rôle clé dans cette tendance. L’arrivée de ces nouveaux acteurs a complètement bousculé le marché. En France, on parle notamment de Luko, Leocare, Lovys ou Acheel, d’un petit nouveau comme FRIDAY ou encore de l’incontournable Lemonade. Ces néo-assureurs sont 100% en ligne et dépourvus d’agences physiques. Avec une expérience d’utilisation totalement dématérialisée, des délais de traitement raccourcis et des tarifs agressifs, ils ont su conquérir le cœur des Français ! Le digital a bien redistribué les cartes sur le marché. Les assureurs traditionnels sont a présent obligés de s’aligner pour proposer des tarifs moins élevés s’ils veulent avoir une chance de rester sur le devant de la scène. 

Un autre phénomène impacte grandement l’assurance habitation : la généralisation du télétravail. Un schéma imposé par la crise sanitaire et qui s’est peu à peu intégré à nos habitudes de travail, désormais hybrides ! Ce modèle a ainsi entrainé une baisse des sinistres. Un phénomène plutôt logique quand on y pense ! Le télétravail renforce notre présence à la maison donc moins de risque de se faire cambrioler, par exemple. Selon le ministère de l’Intérieur, les cambriolages ont diminué de 20% depuis 2020. Cette présence renforcée à la maison permet aussi une prise en charge plus rapide des sinistres, limitant ainsi leur impact (dégâts des eaux, incendie, etc).

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