Stoïk, une levée de 3,8M€ pour s'attaquer au risque cyber

Alexandre Pengloan
Rédigé par Alexandre Pengloan
12 janvier 2022 - 2 minutes

C’est une évidence. En 2022, le risque cyber sera plus que jamais au cœur de notre quotidien. Sa dimension systémique inquiète, mais des acteurs innovants prennent le taureau par les cornes pour imaginer des solutions efficaces, à l’image de Stoïk. La jeune insurtech vient d’ailleurs d’annoncer une levée de 3,8 millions d’euros pour donner vie à son ambition : s’imposer comme un must en matière de cyber-assurance afin d’appuyer des petites entreprises encore bien trop vulnérables face à ce fléau des temps modernes.

Lancée fin 2020 par quatre associés (Jules Veyrat, Alexandre Andreini, Nicolas Sayer et Philippe Mangematin), la cyber-insurtech entend adresser un immense paradoxe. En effet, malgré les conséquences souvent dramatiques d’une cyberattaque, les entreprises, et notamment les plus petites, ne sont en général pas protégées (seules 0,0026% des PME françaises avaient souscrit une garantie cyber en 2020 !) Stoïk a donc imaginé une solution tout-en-un, associant un logiciel de sécurité et un produit d’assurance innovant. Point intéressant, grâce au scan en continu des infrastructures de l’entreprise, la prime devient modulable et ajustable en fonction du degré d’exposition.

« Devenir la référence de la cyber-assurance en Europe »

« Avec Stoïk, nous nous sommes donné comme mission d’offrir une cyber-assurance complète, efficace et abordable pour permettre aux dirigeants de se concentrer sur leur cœur de métier, les libérant ainsi d’une énième charge mentale, a précisé Jules Veyrat, CEO de l’insurtech. Grâce à cette levée de fonds, nous souhaitons étoffer nos équipes et devenir la référence de la cyber-assurance en Europe. »

L’arrivée de Stoïk sur le marché est bienvenue, dans un contexte pour le moins tendu. Constatant l’explosion des tarifs, la multiplication des exclusions voire même le désengagement de certains acteurs, Olivier Wild, président de l’AMRAE, vient de prophétiser que « le marché de la cyber-assurance n’existera peut-être plus l’an prochain. » La bataille est toutefois loin d’être perdue, et la clé, comme souvent, passera par l’innovation. Stoïk l’a bien compris et se donne aujourd’hui les moyens de jouer les locomotives dans une niche où tout reste à construire.

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