En bref ■

Le cahier des charges est le document de référence qui permet à une compagnie d’assurance, une mutuelle ou une institution de prévoyance d’exprimer ses besoins de façon structurée auprès des agences consultées. Il couvre six grandes sections : la présentation de l’organisme et ses enjeux, l’état des lieux du site existant, les objectifs et contraintes du nouveau site, le périmètre détaillé du projet, le cadre formel de la consultation, et ce qui est attendu en retour des agences. Sa rédaction implique quatre à six semaines de travail interne, en associant marketing, DSI, juridique et métier. Un cahier des charges bien rédigé est celui qui donne aux agences suffisamment de contexte pour répondre précisément — avec un périmètre défini, des contraintes techniques explicites, des objectifs chiffrés et un budget indicatif affiché. C’est la condition pour que les réponses soient comparables et que la sélection du prestataire soit fondée sur des critères objectifs.

Lancer une refonte de site web en assurance sans cahier des charges, c’est envoyer des agences dans une consultation sans carte et sans boussole. Elles répondent dans le vide, proposent des périmètres hétérogènes, estiment des budgets incomparables, et vous vous retrouvez avec des offres qui ne parlent pas le même langage. La sélection devient un exercice d’interprétation plutôt qu’une décision fondée sur des critères objectifs.

Pourtant, la rédaction d’un cahier des charges est souvent vécue comme une contrainte administrative. Elle est perçue comme longue, complexe, et réservée aux marchés publics. C’est une erreur. Un cahier des charges bien rédigé est avant tout un outil de réflexion interne — il vous force à clarifier vos objectifs, à arbitrer vos priorités et à mettre à plat vos contraintes techniques avant d’en parler aux prestataires. Ce travail de fond, réalisé en amont, est ce qui fait la différence entre un projet qui arrive à terme dans les délais et dans les budgets, et un projet qui dérive.

Ce guide détaille les six grandes rubriques d’un cahier des charges de refonte de site assurance, qui doit participer à sa rédaction, comment organiser l’appel d’offres, et surtout ce que les agences spécialisées apprécient — et ce qui les décourage — dans les documents de consultation qu’elles reçoivent.

4 à 8 semaines

pour rédiger un CDC sérieux

3 à 5 agences

à consulter idéalement

6 grandes rubriques

indispensables dans le CDC

Les six grandes rubriques d’un cahier des charges de refonte ■

Un cahier des charges de refonte de site web pour un organisme d’assurance n’est pas un document générique. Sa structure doit refléter la réalité d’un secteur où les enjeux sont complexes — réglementation, connexions SI multiples, audiences B2C et B2B, cycle de vente long — et où les agences non spécialisées ont besoin d’un contexte très détaillé pour proposer quelque chose de pertinent. Voici les six rubriques que nous considérons comme indispensables.

Rubrique I : présentation de l’organisme et enjeux marketing

C’est la section qui légitime le projet. Elle présente l’activité assurance de l’entreprise — produits, positionnement, segments de marché, CA — et surtout les enjeux digitaux qui justifient la refonte. Y a-t-il un enjeu de notoriété, de conversion, de fidélisation, de marque employeur ? Cette section doit aussi répondre à une question implicite que toute agence se pose en lisant un CDC : est-ce que ce projet ira à son terme ? Le sponsoring au plus haut niveau hiérarchique, l’implication de la direction générale, le rattachement à une stratégie marketing formalisée sont des signaux forts qui rassurent les prestataires sur la solidité du projet.

Rubrique II : état des lieux du site existant

C’est la section la plus souvent bâclée — et pourtant l’une des plus importantes. Elle doit couvrir l’historique du site (date de mise en ligne, évolutions majeures, releases), la description des cibles et produits adressés avec des personas si possible, l’arborescence actuelle en annexe, la description technique (CMS, hébergement, intégrations SI et leurs API), la description graphique et rédactionnelle, et les données d’audience — visiteurs, taux de rebond, taux de conversion, performances SEO. Ces données sont indispensables pour que les agences comprennent d’où vous partez. Une agence qui ne connaît pas votre point de départ ne peut pas vous proposer un projet réaliste.

Un point souvent oublié : l’état des lieux de la TMA actuelle. Comment est assurée la maintenance ? Y a-t-il une documentation des évolutions ? Un versionning GIT ? Une agence qui reprend un site mal documenté prend un risque technique qu’elle va couvrir par une marge dans son devis — ou sous-estimer, pour le découvrir en cours de projet. Sarah Menjoz, Directrice Projets Eficiens

Rubrique III : objectifs et spécificités du nouveau site

Que doit faire le nouveau site que l’ancien ne fait pas ? Cette section distingue deux niveaux d’objectifs. Les objectifs généraux — type de site attendu (vitrine, transactionnel, institutionnel), rôle dans la stratégie marketing, audiences cibles — et les objectifs quantitatifs : nombre de visites cibles, volume de devis, nombre d’adhésions en ligne, adresses email collectées. Ces chiffres n’ont pas besoin d’être précis au décimal près. Ils donnent aux agences un ordre de grandeur de vos ambitions et permettent de calibrer les choix techniques — un site qui doit générer 500 devis par mois n’a pas les mêmes exigences de performance qu’un site institutionnel.

Cette section doit aussi préciser l’environnement technique cible (CMS souhaité, contraintes d’hébergement, niveau d’exigence en accessibilité RGAA, besoin de multilingue) et l’environnement graphique — existence d’une charte digitale, d’un design system, d’une banque d’images.

Rubrique IV : périmètre détaillé du projet

C’est la section opérationnelle par excellence. Elle définit précisément ce qui est dans le périmètre de la mission : conception UX/UI, maquettage sous Figma, développement, intégration des contenus, SEO, accessibilité, tracking analytics — et ce qui n’y est pas. La rédaction des contenus est-elle à la charge de l’agence ou de vos équipes internes ? Les parcours devis-souscription sont-ils inclus ou traités dans un lot séparé ? Qui assure la recette ? Un découpage en lots est recommandé pour les projets complexes, avec une description de chaque lot et des dépendances éventuelles entre eux.

Cette section doit également décrire l’équipe interne dédiée au projet côté maître d’ouvrage : qui est le chef de projet ? Quelle disponibilité en jours-homme ? Quels cycles de validation ? Une agence qui comprend dès la lecture du CDC que vous avez un interlocuteur dédié, disponible et décisionnaire aborde le projet avec un niveau de confiance très différent de celle qui pressent des allers-retours interminables avec un comité de validation aux membres changeants.

responsable marketing en assurance
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Rubrique V : cadre formel de la réponse

Cette section décrit les règles du jeu de la consultation : critères de sélection du prestataire et leur pondération, calendrier (date limite de candidature, date des soutenances, date de sélection, démarrage cible), et caractéristiques administratives de la consultation. Pour un marché public, les exigences sont formalisées (CCTP, pièces administratives, modalités de questions-réponses écrites). Pour une consultation privée, le niveau de formalisme peut être allégé, mais les règles doivent rester claires et identiques pour tous les candidats.

Si vous prévoyez d’organiser des soutenances orales — ce qui est vivement recommandé — précisez leur format, leur durée, les participants attendus côté agence et côté maître d’ouvrage. La soutenance est souvent plus révélatrice que le document écrit : elle permet de tester la compréhension du projet, la qualité de l’équipe allouée et la chimie relationnelle avec les interlocuteurs.

Rubrique VI : ce qui est attendu en retour de l’agence

Cette dernière section est souvent rédigée trop vaguement. Elle doit préciser exactement ce que les agences doivent inclure dans leur réponse : présentation de l’équipe projet avec mini-CV des intervenants, planning détaillé par lot, description des livrables clés à chaque étape, méthodologie de projet, références comparables avec contacts clients, et bien sûr les éléments budgétaires — décomposition entre forfait et régie, grille tarifaire par profil et par TJM, conditions de réversibilité, modalités de TMA après livraison. Plus cette section est précise, plus les réponses sont comparables et la sélection éclairée.

Qui participe à la rédaction et combien de temps cela prend-il ? ■

La rédaction d’un cahier des charges de refonte de site assurance n’est pas un exercice solitaire. Elle implique plusieurs métiers dont les contributions sont complémentaires et dont l’alignement est, en soi, un bénéfice du processus. Réunir marketing, DSI et direction autour d’un même document de référence avant de lancer une consultation, c’est déjà s’assurer que tout le monde partage la même vision du projet — ce qui n’est pas toujours le cas au démarrage.

La direction marketing et digitale est le chef d’orchestre naturel. Elle définit les objectifs business, les cibles, les personas, le positionnement attendu du nouveau site et les objectifs quantitatifs. Elle rédige les sections I (contexte), III (objectifs) et IV (périmètre fonctionnel). La DSI est indispensable pour la section II (état des lieux technique), notamment tout ce qui concerne les intégrations SI — API du tarificateur, connexion au CRM, modules de signature électronique, GED, hébergement. Ces informations sont rarement documentées de façon accessible et leur collecte prend du temps. La direction juridique ou conformité intervient sur les contraintes réglementaires — RGPD, DORA, accessibilité RGAA, obligations d’information précontractuelle DDA — qui doivent figurer dans les exigences du projet. Les équipes métier (produit, relation client, RH selon les objectifs du site) apportent leur connaissance des utilisateurs et des cas d’usage spécifiques.

Temps de rédaction : ce qu’il faut anticiper

Un cahier des charges sérieux nécessite entre 4 et 8 semaines de travail interne, selon la complexité du projet. La première semaine est consacrée à la collecte des données existantes (analytics, documentation technique, arborescence actuelle). Les deux à quatre semaines suivantes aux ateliers internes et à la rédaction des sections. La dernière semaine à la validation par les décideurs et aux ajustements. Cette durée paraît longue — elle est en réalité courte au regard des mois de projet qu’un cahier des charges mal rédigé peut faire perdre.

À qui envoyer le cahier des charges : choisir et consulter les bonnes agences ■

La question du nombre d’agences à consulter est récurrente. La réponse dépend du formalisme de la consultation — marché public ou consultation privée — et de la maturité de votre connaissance du marché. Pour une consultation privée, consulter trois à cinq agences est le bon équilibre. En dessous de trois, vous n’avez pas suffisamment de matière comparative pour prendre une décision éclairée. Au-delà de cinq, l’analyse des réponses devient ingérable pour votre équipe et le processus décourage les meilleures agences, qui savent que leur probabilité de sélection est faible et y consacrent moins d’énergie.

Screenshot

La sélection des agences à consulter mérite autant d’attention que la rédaction du CDC lui-même. Un CDC parfaitement rédigé adressé aux mauvaises agences ne donnera pas de bons résultats. Quelques critères de présélection incontournables : l’agence a-t-elle des références nominatives dans le secteur assurance ? Ces références sont-elles comparables à votre projet en termes de périmètre et de complexité ? Peut-elle présenter une équipe dédiée avec des profils expérimentés dans les contraintes réglementaires et techniques de votre secteur ? Est-elle localisée à une distance raisonnable pour des ateliers de co-conception en présentiel ?

Pour vous faciliter la tâche, nous avons réalisé un panorama complet d’agences digitales avec une spécialisation assurance – Francis Mahut, fondateur Eficiens

Erreur fréquente : envoyer le cahier des charges à une liste élargie d’agences généralistes pour « avoir plus de choix ». Les agences non spécialisées en assurance répondront souvent avec enthousiasme mais produiront des offres qui sous-estiment la complexité réglementaire et technique du secteur. Vous perdrez du temps à analyser des réponses inexploitables. Mieux vaut une shortlist restreinte d’agences spécialisées.

Organiser l’appel d’offres : le déroulé par grandes étapes ■

Infographie du déroulé d'un appel d offres pour une refonte de site web assurance | | Par Eficiens
  • Rédaction et validation interne du CDC (4 à 8 semaines). Ateliers internes, collecte des données, rédaction, validation hiérarchique. Ne pas brûler cette étape — c’est le fondement de tout le reste.
  • Pré-sélection des agences (1 à 2 semaines). Constitution d’une longlist sur la base de recherches, de recommandations, du réseau professionnel et des références publiques. Réduction à une shortlist de 3 à 5 agences sur des critères objectifs (spécialisation, références sectorielles, taille compatible avec votre projet).
  • Envoi du cahier des charges et phase de questions (2 à 3 semaines). Transmission du CDC aux agences sélectionnées avec une date limite de réponse. Organisation d’une session de questions-réponses — idéalement commune à toutes les agences ou au moins avec diffusion des réponses à toutes pour garantir l’équité de la consultation. Les meilleures agences poseront des questions précises sur les contraintes techniques et les objectifs — c’est déjà un premier indicateur de qualité.
  • Réception et analyse des offres (1 à 2 semaines). Analyse sur la base d’une grille de notation préétablie. Ne pas lire les offres « à l’impression générale » — une grille objective est indispensable pour comparer des documents structurellement différents.
  • Soutenances orales (1 semaine). Inviter les deux ou trois agences les mieux notées pour une présentation orale de 1h30 à 2h. Cette étape est décisive : elle permet de valider la compréhension du projet, de rencontrer l’équipe réelle qui travaillera sur votre dossier (pas seulement les commerciaux), et de tester la qualité du dialogue.
  • Négociation et sélection (1 à 2 semaines). Échanges avec l’agence pressentie sur le périmètre, le planning et les conditions contractuelles. Signature du contrat avec la clause de réversibilité explicitement incluse.

Ce que les agences apprécient dans un bon cahier des charges ■

Après avoir analysé et répondu à des dizaines de consultations pour des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance, Eficiens a une vision claire de ce qui différencie un cahier des charges qui attire les meilleures réponses de celui qui génère des offres de piètre qualité. Ces différences sont rarement liées au volume du document. Elles tiennent à quelques éléments de fond.

Du côté des agences : ce qui fait la qualité d’un cahier des charges selon les agences spécialisées

Un périmètre clairement défini. Rien ne décourage plus une agence qu’un périmètre flou — « nous souhaitons un site moderne qui répond à nos besoins » — qui l’oblige à proposer dans le vide. Inversement, un périmètre précis — « refonte du site principal (85 pages), intégration d’un parcours de devis en ligne connecté à notre tarificateur Seyna, développement sous WordPress/Bedrock, hébergement chez OVH » — permet une réponse calibrée et des budgets comparables.

Les contraintes techniques détaillées. Les intégrations SI sont le principal facteur de dérapage budgétaire dans les projets assurance. Une agence qui découvre en cours de projet que le tarificateur expose ses API via un protocole non documenté, ou que le CRM impose un mode de connexion spécifique, va facturer des jours supplémentaires. Si ces informations sont dans le CDC — avec idéalement la documentation technique des API en annexe — l’agence peut chiffrer correctement dès l’offre initiale.

Un interlocuteur dédié côté maître d’ouvrage. Un chef de projet disponible, décisionnaire sur le périmètre de sa délégation, et stable dans le temps est la condition principale d’un projet qui avance. Un CDC qui décrit précisément l’organisation interne — « Mme X, responsable digitale, sera l’interlocutrice principale avec 50 % de son temps dédié au projet » — est perçu comme un signal très positif de maturité projet.

Un budget indicatif affiché. C’est probablement le point le plus contre-intuitif pour les acheteurs, qui craignent de « plafonder » les offres. En réalité, un budget affiché permet aux agences de calibrer leur réponse, d’adapter le périmètre si nécessaire, et d’être honnêtes sur ce qui est faisable dans l’enveloppe. Sans budget, les agences jouent aux devinettes — certaines sous-estiment pour paraître compétitives, d’autres sur-estiment par prudence. Les deux résultent en des comparaisons impossibles. Une fourchette réaliste — basée sur les budgets types du marché — est préférable à l’absence de toute indication.

Des objectifs quantitatifs mesurables. « Améliorer le SEO » et « augmenter le taux de conversion » sont des intentions. « Passer de 15 000 à 25 000 visites organiques mensuelles en 18 mois » et « atteindre 300 devis qualifiés par mois depuis le site » sont des objectifs. Les seconds permettent aux agences de proposer une architecture, un plan éditorial et un dispositif de tracking adaptés — et d’être évalués sur des résultats mesurables.

Le meilleur indicateur de la qualité d’un cahier des charges est la qualité des questions que les agences vous posent après sa lecture. Des questions précises sur les API, les contraintes de performance ou l’organisation des validations signalent une agence qui a vraiment lu le document et qui maîtrise les enjeux. Des questions générales sur « votre vision du projet » signalent souvent le contraire. Aurélie Duborper, Directrice Technique Eficiens

Ce que nous, Eficiens, améliorerions dans un cahier des charges type ■

Le template Eficiens que nous mettons à disposition couvre de façon exhaustive les rubriques indispensables. En le lisant avec le recul de 120 projets livrés dans le secteur, voici les trois points que nous renforçons systématiquement avec nos clients avant de lancer une consultation.

Page de garde du template de cahiers des charges de refonte de site web assurance | Par Eficiens
Screenshot

La description des personas et des user journeys. La section sur les cibles demande d’identifier les segments, mais les personas et parcours utilisateurs sont « recommandés » plutôt qu’obligatoires. En pratique, une agence UX ne peut pas concevoir une architecture d’information pertinente sans comprendre qui sont les utilisateurs et ce qu’ils cherchent. Fournir deux ou trois personas documentés — même simples — et les parcours utilisateurs associés change radicalement la qualité des propositions UX reçues.

La clause de réversibilité dès le cahier des charges. La réversibilité est mentionnée dans la section VI parmi « d’autres éléments ». Elle mériterait d’être une exigence contractuelle explicite dès le CDC — cession intégrale de la propriété intellectuelle à la livraison, remise des accès et du code source à tout moment, période d’assistance à la transition documentée. Tout prestataire sérieux l’accepte sans difficulté ; tout refus ou hésitation est un signal d’alarme à ne pas ignorer.

La question des parcours devis-souscription comme choix structurant. Le template présente les parcours comme une option à inclure ou non dans le périmètre. C’est le bon traitement, mais cette décision mérite un espace dédié dans le CDC avec ses implications : si les parcours sont inclus, la consultation doit préciser l’ensemble des API impliquées (tarificateur, GED, signature électronique, paiement CB) avec leur documentation technique. Si les parcours sont exclus du lot principal, il faut définir qui assure la cohérence UX entre le site et les tunnels — une question critique pour l’expérience utilisateur globale.

Questions fréquentes sur les cahiers des charges  ■

Un cahier des charges bien rédigé nécessite entre 4 et 8 semaines de travail interne, selon la complexité du projet et la disponibilité des parties prenantes. Ce temps se décompose en une à deux semaines pour rassembler les données existantes (analytics, arborescence, documentation technique), deux à quatre semaines pour les ateliers internes et la rédaction des sections, et une à deux semaines pour la validation par les décideurs. Bâcler cette phase pour aller vite est la première cause de dérive budgétaire et de déception en fin de projet. Le temps investi en amont est largement récupéré sur la durée du projet.

Oui, afficher une enveloppe budgétaire indicative est fortement recommandé, même si cela paraît contre-intuitif. Sans budget affiché, les agences répondent dans le vide et proposent soit des offres sous-dimensionnées, soit des offres hors budget. Une fourchette réaliste — par exemple 60 000 à 90 000 euros HT pour une refonte de site de marque avec intégration d’un parcours devis — permet aux agences de calibrer leur réponse. Elle signale aussi que le projet est sérieux et financé. Vous pouvez vous appuyer sur le simulateur de budget Eficiens pour estimer votre enveloppe avant de la communiquer.

Consulter trois à cinq agences est généralement le bon équilibre. En dessous de trois, vous manquez de matière comparative. Au-delà de cinq, le processus est ingérable pour votre équipe interne et décourageant pour les agences qui y consacrent un temps significatif sans compensation. Pour une consultation privée, une pré-sélection sur dossier suivie d’une shortlist de trois agences pour la soutenance est la démarche la plus efficace. Le critère premier de présélection : des références nominatives récentes dans le secteur assurance sur des projets comparables au vôtre.

Le cahier des charges fonctionnel décrit ce que le site doit faire du point de vue des utilisateurs et des objectifs business : fonctionnalités attendues, parcours utilisateurs, types de contenu, objectifs de conversion. Il est rédigé par le marketing et la direction digitale. Le cahier des charges technique décrit comment le site doit être construit : CMS, hébergement, intégrations SI (API tarificateur, CRM, GED, signature électronique), contraintes de performance et de sécurité, accessibilité RGAA. Il est rédigé par la DSI. Sur un projet assurance, les deux dimensions sont indissociables et doivent figurer dans le même document de consultation.

Un template est un excellent point de départ pour structurer la démarche et ne rien oublier. Mais il ne peut pas se substituer à la personnalisation. Les sections qui font vraiment la différence sont celles qui décrivent votre situation spécifique : contexte de fusion ou de changement de marque, contraintes d’intégration SI, organisation interne, objectifs quantitatifs chiffrés. Un cahier des charges copié-collé sans personnalisation signale immédiatement aux agences que le projet manque de maturité — et leur inspection devient moins minutieuse.

C’est une des décisions les plus structurantes du projet. Les parcours devis-souscription peuvent être inclus dans la même consultation ou traités dans un lot séparé. Inclure les deux garantit la cohérence UX entre le site et les tunnels mais alourdit considérablement le périmètre. Un lot séparé permet de sélectionner des expertises spécifiques pour chaque composant. Cette question doit être tranchée avant de rédiger le cahier des charges. Dans tous les cas, la frontière entre le site et les parcours — et la responsabilité de la cohérence UX entre les deux — doit être explicitement définie dans le document.

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