Culture assurance
08 mars 2020
7minutes

Découvrez Les salaires dans l’assurance | Êtes-vous bien payé ?

 

 

Après notre étude comparative sur les salaires dans le domaine de la pub, nous avons souhaité faire une étude similaire dans celui de l’assurance. Selon le cabinet Hays, 76% des français quitteraient leur poste s’ils recevaient une proposition plus avantageuse. Avoir une grille de salaires cohérentes et surtout compétitive par rapport au marché est donc essentiel pour attirer et fidéliser les meilleurs talents possibles !

 

Sommaire

Zoom sur le secteur de l’assurance

La méthodologie de notre étude comparative

Etude comparative des salaires dans l’assurance

Les profils les plus recherchés et les nouveaux métiers dans l’assurance

Les métiers du digital dans l’assurance

Les variantes des salaires Paris/Province

L’assurance et ses nombreux autres avantages

 

Notre Zoom sur le secteur assurance

 

L’assurance est un secteur en pleine transformation : évolutions réglementaires, diversification des offres, et digitalisation avec une expérience client toujours plus connectée… De plus, l’apparition de nouveaux acteurs avec les assurtech comme Alan, Luko, Lovys ou Leocare transforme le paysage de l’assurance et contribue à la pénurie de talents. Malheureusement, ce secteur manque encore d’attractivité par rapport à d’autres et ce, malgré tous les avantages prodigués aux salariés !

Selon les Editions Législatives, l’assurance est en effet un des secteurs les plus attractifs. Les salariés y ont une des meilleures positions au niveau de la rémunération : +14%, contre -10% dans les transports ou -9% dans l’édition / communication / multimédia. En moyenne, ils gagnent 3 215 € net par mois (4 430 € brut mensuel et 53 160 € par an) soit 1 000 € de plus que la moyenne française qui peine à atteindre les 2 157 net par mois.

Or, à l’heure où les talents viennent à manquer dans le domaine, une des solutions serait de mettre en avant ce salaire plus qu’attractif !

 

 

Notre étude comparative : la méthodologie

 

Eficiens a donc mis en perspective pour vous les différentes études/sources d’information existantes sur les métiers phares du secteur de l’assurance.

Pour s’y retrouver dans les différentes sources d’information, il faut déjà distinguer les études officielles qui s’appuient sur des enquêtes, comme celle de PageGroup ou Hays. D’autres sites tels que Indeed ou Glassdoor s’appuient, quant à eux, sur les fourchettes de salaires bruts affichés dans les offres d’emploi et les déclarations volontaires de salariés.

Les études officielles ont l’avantage de prendre en compte l’expérience qui influe notablement sur les niveaux de rémunération. Elles affichent également un montant plus fiable, le brut annuel fixe en général. Attention tout de même à bien consulter, pour chaque étude, les éléments pris en compte. Les Editions Législatives incluent par exemple les primes variables annuelles non garanties dans leur étude sur les grandes tendances des rémunérations 2020. Autre avantage des études officielles : un focus par secteur, et notamment sur celui de l’assurance.

En effet, les résultats d’Indeed et de Glassdoor sont multi-secteurs. Il n’y a pas de focus assurance possible. Le résultat est sans appel ! Pas assez de données pour beaucoup de postes techniques – même si la possibilité de consulter les quelques salaires renseignés par entreprise reste possible, il ne faut pas s’y fier entièrement. Moins de fiabilité aussi sur les autres postes. Par exemple, pour le poste de téléconseiller, le résultat mélange les salaires des téléconseillers tous secteurs confondus. Enfin, les résultats affichés étant fondés sur des éléments transmis par les salariés eux-mêmes, et même si les formulaires sont précis et distinguent les primes du fixe, le risque d’approximation reste important (confusion salaire brut / salaire net, intégration d’une prime mensualisée dans le fixe, bonus, primes diverses …).

Voici donc le récap’ des études ainsi que leur fiabilité :

  • Étude Page Group : fourchette du salaire brut annuel fixe
  • Étude Hays : fourchette du salaire brut annuel fixe excepté pour les postes de commerciaux qui tiennent compte des éléments variables et des avantages en nature
  • Indeed : salaire moyen sans notion d’expérience
  • Glassdoor : salaire moyen sans notion d’expérience

 

Étude comparative des salaires dans l’assurance

 

Métiers PageGroup 2 à 5 ans Hays 3 à 5 ans Indeed Glassdoor
Commercial particuliers / assurance de personnes 32/38 K 23/25 K 25 K /
Commercial PME 33/40 K 43/50 K /
Commercial / responsable grands comptes 45/55 K 50/60 K 47 K 58 K
Téléconseiller 22/24 K 22/24 K 18 K 25 K
Inspecteur commercial 45/55 K 42/45 K / /
Responsable risques 45/55 K / / 48 K
Auditeur interne 45/50 K / 48 K 48 K
Chargé d’études statistiques 35/40 K 35/40 K 35 K /
Actuaire diplômé 45/60 K 45/63 K 51 K 51 K
Chargé d’études actuarielles 38/45 K 37/42 K / /
Souscripteur technique 45/55 K 38/45 K 31 K /
Gestionnaire Santé / Prévoyance 24/30 K 23/26 K 23 K /
Gestionnaire Risques Techniques 35/42 K 27/32 K / /
Gestionnaire Sinistres Corporels 30/37 K 30/33 K 30 K /
Tarificateur 26/32 K 40/45 K / /

 

 

Les profils les plus recherchés et les nouveaux métiers dans l’assurance

 

Toujours selon l’étude Hays, les postes de gestionnaires et de souscripteurs sont les plus convoités. On remarque également un développement du profil de chef de projet MOA. Les profils sont de plus en plus techniques avec des formations spécifiques, très demandées par les entreprises, notamment en dommages corporels ou en construction.

Le secteur d’activité de l’assurance est particulièrement concurrentiel du fait de sa transformation. Certains postes peinent alors à être pourvus. Selon Page Group, les opportunités d’emploi dans l’assurance se trouvent surtout sur les métiers de compliance officer, du digital et de la data science.

Côté soft skills, Page Group décrit également que l’adaptabilité et le sens du service client sont des qualités recherchées chez un bon candidat.

 

Les métiers du digital dans l’assurance

 

La transformation digitale de l’assurance implique l’émergence d’équipes dédiées au marketing digital. Leur importance varie d’un assureur à l’autre : d’une centaine de personnes à la MAIF à quelques personnes dans les petites structures. On trouve ainsi dans ce secteur de nouveaux métiers comme community manager, UX designer, Data marketer, Web marketer, Customer analytic, Data analyst et/ou scientist …

Mais le digital a aussi un impact dans les autres familles de métiers : des experts en e-learning dans les RH, des data scientists parmi les actuaires, de nouvelles spécialisations dans l’expertise des sinistres …

Pour en savoir plus sur l’impact du digital sur les métiers de l’assurance, vous pouvez consulter l’étude menée en décembre 2018 par l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance.

 

Les variantes Paris/Province

 

Si la référence dans les salaires cités au-dessus est la région parisienne, il convient de différencier les niveaux de rémunération en fonction des régions.

L’étude d’Hays fait apparaître une pondération unique en régions de -4% sur le secteur de l’assurance. Quant à celle de PageGroup, elle entre dans le détail de chaque région mais sans faire de différenciation par secteur.

 

 

La pondération varie donc entre 0% et -20% selon les régions ! Attention, il convient de nuance à l’intérieur des régions : l’écart est moins important, voire inexistant, à l’approche des grandes villes comme Lyon ou Bordeaux ainsi que dans les zones frontalières à la Suisse ou au Luxembourg, car les salaires sont plus élevés en raison de la concurrence internationale.

De son côté, l’étude des Editions Législatives précise les coefficients par région à appliquer à leurs salaires de référence. Le découpage se fait en 11 zones. Ainsi, on applique un coefficient de 1,22 en Île-de-France contre 0,98 pour les régions Rhône-Alpes / Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Indeed et Glassdoor permettent de cibler une région et même une ville pour afficher le salaire moyen, mais attention, cela diminue vos chances d’afficher un résultat pertinent car l’échantillon des données est moins important. Ce qui pose problème sur des postes techniques.

 

Les avantages au-delà du salaire et le Bilan Social Individuel

 

Au-delà du salaire, l’enjeu pour les assureurs est aussi de mettre en avant le package complet de rémunération. Avantages salariales, mutuelle, assurance, bien-être au travail sont des éléments qui doivent être valorisés pour attirer les candidats et fidéliser les collaborateurs.

D’autant plus que l’assurance est un secteur attractif qui propose beaucoup d’avantages supplémentaires aux salariés : congés supplémentaires, treizième mois, épargne salariale – participation, intéressement et dispositifs tels que le Compte Epargne Temps – couverture sociale étendue, comité d’entreprise …

Et puis de plus en plus avec la pandémie Coronavirus, la capacité de faire du télétravail sera prise en compte. MAIF a d’ailleurs annoncé un passage massif au télétravail. Nous avons d’ailleurs écrit un article spécialement sur la connexion Internet en télétravail.

 

 

L’outil indispensable est le Bilan Social Individuel : bilan annuel et personnalisé qui permet au collaborateur de visualiser sa rémunération et tous les avantages dont il a pu bénéficier au cours de l’année précédente. Son impact est fort puisqu’il s’adresse au salarié en question, et rien qu’à lui, de manière objective et pédagogique. Les assureurs sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à l’utiliser. Parmi les pionniers, Allianz, AG2R et Aviva.

 

Au fait, Eficiens est une agence digitale spécialisée dans le domaine de l’assurance. N’hésitez pas venir lire notre blog ! Vous y découvrirez de nombreuses informations sur le secteur ainsi que nos cas clients.

 

 

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