Monk AI passe sous pavillon américain

Alexandre Pengloan
Rédigé par Alexandre Pengloan
01 mars 2022 - 2 minutes

Voici une trajectoire digne d’une comète ! Moins de trois ans après sa création, Monk AI, jeune pousse française travaillant à l’identification des dommages sur les véhicules grâce à l’intelligence artificielle, a officialisé lundi son rachat par ACV, une marketplace américaine. Les fondateurs Aboubakr Laraki et Fayçal Slaoui, qui discutaient d’un potentiel partenariat avec le spécialiste de la vente aux enchères en ligne, ont accepté de céder leur pépite devant l’offre formulée. Le montant de la transaction n’a pas été révélé.

Aboubakr Laraki s’est toutefois montré enthousiaste. Il a en effet évoqué un « multiple très fort » pour les investisseurs, dans les colonnes des Echos. L’inspection automatisée a le vent en poupe, notamment dans le secteur de la mobilité. Les solutions, à l’instar de celles proposées par Tractable, sont de plus en plus efficaces. Elles permettent des gains en précision comme en temps, et intéressent aujourd’hui un spectre élargi d’acteurs.

Une opportunité manquée pour l’assurance ?

Ici, c’est donc une marketplace en croissance, cotée en Bourse depuis l’an passé, qui a mis la main sur la startup tricolore. Elle aurait pu tout aussi bien finir dans le giron d’un assureur. En effet, Monk AI présente toutes les caractéristiques d’une insurtech à part entière. Elle collabore notamment avec Shift Technology et sa proposition de valeur répond parfaitement aux besoins d’un secteur de l’assurance en quête d’innovation.

En analysant l’opération, on se dit, finalement, que les assureurs ont certainement manqué le coche. Ce ne sera cependant que partie remise, très certainement. Après le rachat de Trov par un acteur historique la semaine passée, celui de Monk AI est un nouveau signal. Plusieurs insurtechs ayant développé des technologies matures cherchent, ou ne sont pas insensibles, à des portes de sortie. Les opportunités risquent d’être nombreuses dans les mois à venir pour des assureurs qui doivent encore accélérer leur mutation digitale. Les bases d’un ordre nouveau sont-elles en train de se dessiner ?

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