« Trouver des solutions élégantes face au défi climatique » - Les experts Groupama au cœur de l’innovation

Nastasia Montel
Rédigé par Nastasia Montel
02 novembre 2021 - 4 minutes

Alors que la COP26 se tient à Glasgow, certains assureurs s’activent face au changement climatique. Groupama en fait partie. Le 1er assureur du monde agricole en France prend à cœur les besoins de ses clients, et par extension de la planète, en s’engageant avec conviction dans l’innovation pour trouver des solutions au défi d’un siècle.

C’est dans cet esprit que Groupama s’est récemment associé avec l’agritech Ombrea et sa solution novatrice de protection des cultures face aux aléas climatique. Interpellés par ce beau projet, nous avons interrogé Olivier Pardessus, Responsable Agricole et Romain Creteur, adjoint Direction Stratégie et Partenariats Groupe, sur l’importance du sujet climat au sein de Groupama Assurances Mutuelles.

Quelle est la genèse de votre partenariat avec Ombrea ?

O.P. : On suit tous ces sujets qui peuvent apporter demain de l’innovation au monde agricole. On s’est dit que la solution d’Ombrea pouvait avoir un intérêt pour réduire certains risques d’aléas climatiques sur les cultures. Notre métier, ce n’est pas qu’être assureur, c’est aussi de faire de la prévention des risques avec des solutions gagnant-gagnant.

On a été intrigués assez positivement sur les effets de ce dispositif. On pense qu’Ombrea peut avoir un réel intérêt, et pourrait compléter des solutions existantes dans un cadre global de gestion des risques climatiques. Dans le cadre de réflexion qu’on a d’être leader en gestion des risques agricoles – et notamment des risques climatiques – on a toujours cette volonté d’être en veille et de rester pionniers sur des solutions qui pourront avoir un intérêt demain.

C’est pour ça qu’on essaye d’avancer avec Ombrea, et on est en réflexion avec d’autres structures. Leur solution est très intéressante car elle correspond bien à notre volonté d’essayer de trouver des solutions élégantes aux problématiques posées par le changement climatique. Cette technologie répond à notre mantra de permettre à nos clients d’être plus résilient face au changement climatique. 

Une cellule dédiée au climat en développement

Quelle est l’importance du sujet climatique au sein de Groupama ? Est-il en évolution ?

R.C. : En effet, c’est un sujet majeur pour nous. Le dérèglement climatique veut dire pour nous que l’observation du passé ne nous permet plus de prédire le futur, ce qui est la base du métier d’assureur. Donc évidemment, c’est un sujet à la fois de préoccupation et de travail. On y investit plus de temps, d’énergie, d’argent. Par exemple, cette année, on a constitué une cellule dédiée à ce sujet : le Climate Lab.

Justement, en quoi consiste cette cellule climatique ?

R.C. : Le Climate Lab a une dimension prospective. Le but va être d’intégrer toute la connaissance, la production scientifique sur ce sujet et l’inclure dans des projections afin de poser un diagnostic et d’éventuellement trouver des solutions. La cellule doit animer tous nos différents métiers, les alimenter avec la connaissance scientifique, afin de la transposer en matière utilisable pour nous.

Ensuite, c’est à nous de voir en matière de prévention, de protection, d’indemnisation, de souscription, les évolutions qu’on doit porter pour répondre au défi posé par le dérèglement climatique. Il y a aussi la volonté de participer à cette connaissance. On a une approche très pragmatique sur le sujet. On essaye d’avoir des réponses adaptées.

 « Notre volonté, c’est de prendre notre part dans cet effort »

Est-ce que vous sentez une hausse des inquiétudes sur le terrain par rapport au changement climatique ?

O.P. : Le risque climatique prend une charge importante dans nos résultats, mais aussi auprès des exploitants, car ils ne sont pas tous assurés. C’est une assurance qui devient compliquée, d’où cette nécessité de réformer globalement le système. On voit une accélération des sinistres climatiques, qui ont augmenté en fréquence. 

Quel est votre avis sur la nécessité pour les assureurs de s’impliquer, en tant que leaders d’un mouvement en faveur de la lutte contre le changement climatique ? 

O.P. : Cela fait partie de notre rôle. Nous sommes les professionnels du risque. Il faut qu’on aide à comprendre globalement ce qu’il se passe, et au-delà de ça, trouver des solutions concrètes. A chaque niveau, on essaye de réduire notre impact. Ensuite, on aide nos clients soit à réduire leur impact et/ou devenir plus résilient.

Globalement, la volonté dans le groupe c’est de prendre notre part dans cet effort. Un assureur qui ne comprend pas comment évoluent les risques qu’il assure n’est pas bien armé…

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