« Des millions de vues sur TikTok ! » | Itw de Christophe Djafar, brand manager chez Leocare

Emilie Autin
Rédigé par Emilie Autin
08 avril 2022 - 5 minutes

En quelques année seulement, Leocare a acquis un statut d’incontournable dans le paysage de l’insurtech français. La startup bretonne, qui ne manque jamais de bonnes idées, est l’une de ces jeunes pousses qui contribue à faire bouger les lignes du milieu. L’un de ses secrets, pour sortir du lot, repose sur une communication travaillée et décalée, qui revisite le monde pour le moins codé de l’assurance. Entreprise ancrée dans son époque, Leocare est notamment très active sur les réseaux sociaux, de Facebook à TikTok. Dans son équipe de communication, Christophe Djafar est un de ceux qui sont toujours prêts à relever les manches pour effectuer la dernière trend à la mode. L’ancien champion du monde de jeux vidéo, reconverti dans l’assurance, nous emmène dans les coulisses et dévoile les ingrédients d’une stratégie de marque qui cartonne.

Des jeux vidéo à l’assurance !

Bonjour Christophe ! Peux-tu nous raconter ton parcours avant Leocare ?

Dans mon passé, j’ai beaucoup joué aux jeux vidéo. J’ai été champion de France et du monde de Team Fortress 2. Après, j’ai travaillé dans le B2B, chez Orange et Atos, sur des sujets de transformation digitale. Ma spécialité dans le digital, c’est les réseaux sociaux, et l’univers du B2B ne me correspondait plus vraiment. J’ai alors rencontré le fondateur de Leocare à ses débuts, Christophe Dandois, et c’est là que j’ai rejoint l’aventure en 2019. Depuis, je travaille dans l’équipe marketing et je m’occupe plus spécialement de la partie brand.

Et comment la marque Leocare s’est-t-elle formée ?

Ton expérience de champion du monde de jeux vidéo, que t’apporte-t-elle au quotidien ?

Grâce aux jeux vidéo, ce que j’ai pu apprendre, c’est une mentalité. Il ne faut rien lâcher et continuer à progresser. Le gaming, c’est un milieu très international, donc je me suis aussi beaucoup renforcé en langues étrangères. Après, c’est aussi cette capacité de décision très rapide que les jeux vidéo m’ont apporté. C’est ça qui régit la capacité d’être un bon joueur ou non. Ces trois choses, tirées de ma carrière dans le gaming, m’ont beaucoup aidé sur le plan professionnel.

« 10 à 15% de nos interactions clients se font sur les réseaux »

Comment fait-on pour se lancer sur TikTok quand on est une assurance ?

Pour se lancer sur ce genre de nouveaux réseaux, il faut garder un ADN de startup. Il faut tester des choses, voir ce qui se passe autour de soi. Avec les nouvelles plateformes qui émergent, il faut passer du temps à observer ce qui est en train de se créer, puis s’entourer des bonnes personnes. Après, il ne reste plus qu’une chose à faire : se lancer !

Séduire la jeunesse avec les réseaux sociaux : c’est quoi la stratégie gagnante ?

Pour séduire, il faut surtout adopter les codes du milieu. Un TikTok, c’est une vidéo faite avec un téléphone en face cam, faite sur le moment. C’est un peu un journal quotidien. Dans mes « Pour Toi », je vois des gens qui partagent leurs galères de voiture sur le bord de la route, par exemple ! Il faut reprendre des éléments sur lesquels les gens s’assimilent. Nous, sur Instagram, on partage des memes. Les memes, ça met les gens dans un autre état d’esprit, ce n’est pas la même chose que sur un post Facebook !

@leocare_assurance

On aurait pu continuer longtemps avec les avantages mais on a préféré faire court ✂️

♬ son original – leocare_assurance

Pour réussir sur les réseaux sociaux, il faut rester dans les codes du milieu et y faire coïncider son image de marque. La preuve, ça marche pour nous. On a beaucoup de gens qui nous contactent en nous disant qu’ils nous ont vus sur les réseaux, et qu’ils sont maintenant clients. 10 à 15 % de nos interactions clients sont sur les réseaux aujourd’hui.

« On s’avance vers une hyperpersonnalisation de l’assurance »

Le metavers, les NFT, la crypto, … des mots en l’air ou des vraies actualités ?

Pour le metavers, on voit qu’il y a beaucoup de choses qui sont en train de se passer. Le monde de l’assurance est déjà lié à ce nouvel univers. On évoque aussi de nouvelles problématiques, notamment autour de la propriété individuelle ou du vol de données. Je n’ai pas un avis tranché sur le metavers. Au final, je pense que ça va suivre le même modèle que les cryptos ou les NFT. Pour l’instant, on en parle beaucoup, ça explose. Puis, ça va bientôt se stabiliser.

Pour les cryptos, il faut se rappeler que 3% des Français ont investi dans des cryptomonnaies en 2020. Il y a déjà des acteurs de l’assurance qui proposent de payer avec. Mais pour moi la question est simple : est-ce qu’il y a vraiment un besoin ? Est-ce qu’on répond juste à une tendance ou à un véritable besoin de marché ? Chez Leocare, on a des discussions dessus, mais rien de concret.

Comment vois-tu l’assurance en 2030 ?

Je pense que l’assurance ne sera plus une assurance. Ce sera un modèle présent au quotidien. Tous les besoins, avant même qu’ils arrivent, seront déjà couverts. Avec le machine learning et les IA, on pourra prévenir les risques beaucoup plus facilement. On s’avance déjà vers une hyperpersonnalisation de l’assurance. En 2030, on aura des assurances vraiment à la carte.

Chez Léocare, la stratégie du 360 en communication est une réussite.  L’assurtech a vu sa visibilité augmenter de 500 % ! L’objectif de Christophe et ses collègues est clair : rester sur cette lancée dans la créativité. Sans perdre de vue le créneau assurance entre deux TikTok.

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