Le chiffre du jour | L'insurtech française mène un train d'enfer !

Alexandre Pengloan
Rédigé par Alexandre Pengloan
21 avril 2022 - 2 minutes

L’insurtech française toujours sur les bons rails ? Après une année 2021 de tous les records, une question légitime se posait. La dynamique des levées de fonds allait-elle perdurer dans un contexte économique plus tendu ? Les chiffres du premier trimestre nous invitent à répondre par l’affirmative. Toujours aussi actif, l’écosystème hexagonal s’offre en outre le luxe de se muer en locomotive incontestée de la sphère européenne sur la période.

Dans le détail, les insurtechs françaises ont donc réalisé 10 opérations au Q1 2022, sur un total d’une trentaine aux quatre coins du Vieux Continent. A travers ces deals, allant du seed aux Serie A et B, en passant par la dette / private equity comme +Simple, les startups tricolores ont surtout levé 264 millions d’euros. Soit les deux tiers du total annoncé pour toute l’Europe ! A titre de comparaison, elles avaient capté 73 millions d’euros à travers 6 levées sur la même période l’an passé.

Confirmation printanière attendue

Avec une levée de fonds à neuf chiffres remarquée, Descartes Underwriting endosse le costume de fer de lance du mouvement. L’insurtech de Tanguy Touffut, spécialiste du paramétrique, représente un joli symbole de projet qui grandit de manière rationnelle pour arriver à maturité. Le +Simple d’Eric Mignot en est en autre. Ayant atteint la rentabilité en fin d’année dernière, la startup a ainsi pu, chose encore relativement rare pour ce type de structure, lever des fonds en dette. Enfin, Seyna complète le trio de tête bleu blanc rouge avec sa Série A de 33 millions d’euros qui lui ouvre, forcément, de belles perspectives. Viennent ensuite les opérations de Unkle (10M€), Indeez (9,2M€), Cartan Trade (5M€), Datafolio (4,3M€), Stoïk (3,8M€), Flitter (2,2M€) et Bifröst (1M€).

Tous les feux semblent donc au vert… mais une confirmation est néanmoins attendue ! En effet, plusieurs de ces opérations ont été ficelées, voire signées, fin 2021. Depuis, le contexte a encore évolué. Les difficultés des licornes américaines en Bourse soulèvent notamment beaucoup de questions. Par ailleurs, les fleurons que sont Alan ou Luko affichent un retard inhabituel sur le timing de leur levée de fonds annuelle. Ainsi que nous l’évoquions dans notre dernier baromètre, le printemps prend les allures de « money time » à bien des égards pour l’insurtech… et la France en particulier !

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