Culture assurance
30 mars 2021
3minutes

Bertrand Robert, un nouveau chef d'orchestre pour Wakam

Wakam (ex-La Parisienne Assurances), c’est l’exemple même de l’assurance française qui a su se réinventer. Indépendante et à 100% digitale, la société est aujourd’hui à la frontière entre le secteur traditionnel de l’assurance et le nouveau monde des fintechs. Sur les cinq dernières années, elle affiche un taux de croissance annuelle spectaculaire de 37,2% en moyenne.

Wakam

Le nouveau « facilitateur des opérations » de Wakam

C’est dans cette optique de développement important qu’arrive Bertrand Robert, ancien Ops Lead chez Alan. Fort de son expérience dans le secteur, il occupe désormais le poste – taillé pour sa collaboration avec Wakam – d’Ops Enabler, qu’il traduit lui-même par « facilitateur des opérations ». Sa mission en quelques mots consiste à « être le garant de l’alignement des opérations de Wakam avec la réalisation des objectifs de l’entreprise ».

Selon lui, ce nouveau poste s’inscrit dans la logique de son parcours. La digitalisation du secteur de l’assurance a été au cœur de son métier depuis plus de 20 ans. Premier responsable digital d’Axa France, premier employé d’Alan, il a fait ses preuves sur le sujet. Entrer aujourd’hui chez Wakam représente un défi de choix qui lui permet de « contribuer d’une nouvelle façon à la digitalisation de l’industrie vu du terrain ».

Avancer vers le volontarisme digital

Conscient des enjeux actuels du secteur en matière de transformation, Bertrand Robert explique que les assureurs font malgré tout face à une double difficulté n’aidant pas à une digitalisation rapide. D’une part, ces derniers éprouvent des difficultés sur le sujet de la transparence de leurs produits. Car oui, l’assurance, c’est compliqué ! D’autre part, côté assurés, il existe aussi une difficulté à s’aligner face au digital. L’adoption d’une telle assurance est très hétérogène parmi le grand public. L’assurance digitale, c’est donc l’histoire du serpent qui se mord la queue. Pour Bertrand Robert, l’assurance ne peut pas attendre que les « digital natives » deviennent majoritaires. C’est aux entreprises actuelles de prendre en compte la mutation du secteur et de le tirer vers plus de « volontarisme digital ».

De plus, les consommateurs s’inscrivent de plus en plus, non plus dans une économie de la possession, mais dans une économie d’usage. Comme en parle Olivier Jaillon, CEO de Wakam dans son livre Patrimoine Éphémère. Cette mutation des attentes débouche sur de nouvelles dynamiques comme l’assurance à la demande. En effet, l’assuré peut désormais acheter une assurance de façon transparente et simple, embarquée derrière un produit ou un service. Et c’est là que Wakam a une carte à jouer. Avec son positionnement en marque blanche et l’agilité conférée par sa plateforme d’APIs, l’assurtech se trouve en position idéale sur un marché de l’assurance à la croisée des chemins.

Bertrand Robert se veut positif quant à l’avancé des assurances en matière de digitalisation. Wakam possède déjà une longueur d’avance sur la question et agit déjà au niveau européen. Il est toutefois bien conscient des enjeux de concurrence avec l’arrivée récente de nombreux nouveaux acteurs sur le marché. Il faudra donc se battre pour garder cet avantage. Mais c’est précisément ce défi qui le motive !

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