L’arborescence d’un site d’assurance en 2026 : pages obligatoires, navigation par audience et accessibilité RGAA
17 / 10 / 2025

Un site, quatre audiences : l’arbitrage fondateur de l’arborescence
La spécificité d’un site d’assurance par rapport à un site e-commerce ou un site B2B classique est qu’il sert simultanément quatre audiences dont les besoins ne se recoupent pas. Le prospect (qui ne connaît pas encore la compagnie) cherche des pages produits, un comparatif de formules, un simulateur, un devis rapide et des éléments de réassurance (avis clients, labels, chiffres clés). L’adhérent connecté cherche son espace client, sa carte de tiers payant, ses remboursements, une attestation ou un formulaire de sinistre — il ne veut pas traverser les pages produits pour y accéder. Le courtier ou partenaire cherche l’extranet de souscription, les grilles tarifaires et les outils de gestion de portefeuille. Le candidat RH cherche les offres d’emploi et la page « Qui sommes-nous ».
L’arborescence et la navigation doivent servir ces quatre audiences sans que les parcours de l’une ne polluent ceux de l’autre. En pratique, cela se traduit par un header avec un mega-menu pour la navigation principale (prospect), un bouton « Espace adhérent » visible en permanence (adhérent), un lien discret « Espace courtier » ou « Espace pro » en header secondaire (courtier), et un lien « Recrutement » en footer (candidat). La hiérarchie est claire : le prospect est l’audience prioritaire de la navigation, les autres ont des accès directs dédiés.
Les 8 pages obligatoires d’un site d’assurance en 2026
Avant même de réfléchir aux pages produits et aux parcours, l’arborescence d’un site d’assurance doit prévoir 8 pages imposées par la réglementation. Ce sont des pages que la plupart des cahiers des charges oublient — et que l’ACPR, la DGCCRF ou la CNIL peuvent contrôler à tout moment.
| Page obligatoire | Base réglementaire | Emplacement recommandé |
|---|---|---|
| Mentions légales | Loi n° 2004-575 (LCEN) | Footer, lien permanent |
| Politique de confidentialité | RGPD (articles 13-14) | Footer + lien depuis chaque formulaire |
| Gestion des cookies / CMP | RGPD + ePrivacy + guidelines CNIL 2021 | Bannière + page dédiée depuis le footer |
| Déclaration d’accessibilité RGAA | RGAA 4.1.2 / EAA (depuis juin 2025) | Footer, lien « Accessibilité » visible sur toutes les pages |
| Médiation de l’assurance | Code des assurances art. L112-2-1 | Footer + page dédiée + mention dans le parcours réclamation |
| Réclamation | Recommandation ACPR 2022-R-01 | Footer + rubrique « Aide et contact » |
| ORIAS (courtiers) | Code des assurances art. L512-1 | Footer (numéro ORIAS visible) |
| Données réglementaires ACPR | Code des assurances art. L112-4 | Footer ou page « Informations réglementaires » |
La page la plus souvent manquante en 2026 est la déclaration d’accessibilité RGAA, devenue obligatoire depuis le 28 juin 2025 pour tout nouveau site. Elle doit indiquer le niveau de conformité (totalement / partiellement / non conforme), la date du dernier audit, les non-conformités identifiées et les voies de recours. Son absence expose à une amende de 25 000 €.

Arborescence type : 5 à 7 rubriques de niveau 1 selon la taille du site
L’architecture informationnelle d’un site d’assurance se structure autour de 5 à 7 rubriques de navigation principale. Le nombre exact dépend de la taille du site et de la diversité de l’offre produits. Voici les deux modèles les plus fréquents que nous concevons chez Eficiens lors des projets de refonte de site de marque dans l’assurance.
Le modèle « mutuelle / IP mono-produit » (30 à 50 pages, 5 rubriques) est structuré autour de : (1) Nos offres (santé, prévoyance, épargne — avec sous-pages produits), (2) Votre espace adhérent (lien direct SSO), (3) Qui sommes-nous (histoire, gouvernance, chiffres clés, RSE), (4) Aide et contact (FAQ, réclamation, médiation, agences), (5) Devis (CTA permanent, accès au parcours de souscription). Ce modèle convient à la majorité des mutuelles régionales et des institutions de prévoyance.
Le modèle « assureur multi-produits / groupe » (80 à 150 pages, 7 rubriques) ajoute : (6) Professionnels / Entreprises (segmentation par cible, produits collectifs), (7) Courtiers et partenaires (extranet, documentation, conditions). Les sous-menus de la rubrique « Nos offres » se structurent alors par segment (Particuliers / Professionnels / Entreprises) puis par gamme (Santé, Prévoyance, IARD, Épargne/Retraite). Le mega-menu devient indispensable pour organiser cette profondeur sans noyer l’utilisateur — et doit être conforme RGAA (navigable au clavier, sous-menus annoncés par ARIA).
L’accessibilité RGAA de la navigation : le composant le plus testé et le plus souvent non conforme
La navigation est le premier composant audité lors d’un test RGAA et accessibilité — elle est présente sur 100 % des pages et conditionne l’accès à tout le contenu du site. Les non-conformités les plus fréquentes sur les sites d’assurance que nous auditons sont : le mega-menu non navigable au clavier (impossible d’ouvrir les sous-menus avec Entrée et de les parcourir avec les flèches), le menu hamburger mobile dont l’état ouvert/fermé n’est pas annoncé au lecteur d’écran (aria-expanded manquant), les liens de navigation sans texte accessible (icônes sans aria-label), et l’absence de landmarks ARIA (role="navigation" sur le <nav>).
La bonne pratique pour un site d’assurance en 2026 est de concevoir la navigation en « keyboard first » dès la phase UX design : chaque élément de menu doit être atteignable au Tab, activable avec Entrée, et les sous-menus doivent se refermer avec Échap. Le focus doit être visible (pas de outline: none) et logique (de gauche à droite, de haut en bas). Un lien « Aller au contenu principal » (skip link) doit être le premier élément focusable de la page — il permet aux utilisateurs de lecteurs d’écran de sauter la navigation et d’accéder directement au contenu. Ces exigences sont non négociables depuis juin 2025.
Le mega-menu : la solution standard pour un assureur multi-produits
Pour les sites d’assurance de plus de 50 pages avec plusieurs gammes de produits, le mega-menu est devenu le standard de navigation en 2026. Il permet d’afficher en un seul panneau les sous-rubriques organisées en colonnes (par segment, par gamme, par service), avec des liens directs vers les CTA prioritaires (devis, espace adhérent, contact) et des éléments de mise en avant (offre du moment, actualité). Le mega-menu d’Eficiens, par exemple, organise les expertises majeures, les expertises complémentaires et les secteurs en trois colonnes, avec les cas clients emblématiques et les liens utiles dans les colonnes adjacentes.
Trois règles spécifiques à l’assurance pour un mega-menu efficace. La première : limiter le mega-menu à 3 à 4 colonnes maximum et 15 à 20 liens visibles — au-delà, l’utilisateur est submergé (les études UX montrent que le taux de clic chute au-delà de 20 liens). La deuxième : inclure un CTA « Devis » ou « Simuler » en position fixe dans le mega-menu — l’utilisateur qui explore les produits est dans un mindset de comparaison, le CTA dans le menu raccourcit le chemin vers la conversion. La troisième : rendre le mega-menu 100 % navigable au clavier avec des aria-haspopup et aria-expanded sur chaque item de premier niveau — c’est la première non-conformité RGAA relevée en audit et la plus facile à anticiper en conception. Notre grille tarifaire 2026 intègre la conception de l’arborescence et de la navigation dans le poste UX/UI de la refonte.
En conclusion : l’arborescence est le premier livrable d’une refonte — pas le dernier
L’arborescence n’est pas un schéma technique à dessiner en fin de cadrage — c’est le premier livrable stratégique d’une refonte de site d’assurance, celui qui structure tout le reste (UX, rédactionnel, développement, SEO). Un site dont l’arborescence est mal conçue ne sera jamais bien naviguée, quel que soit le design. Un site dont l’arborescence intègre dès le départ les 4 audiences, les 8 pages réglementaires, les CTA prioritaires et la navigation accessible RGAA est un site qui convertira mieux et qui passera les audits de conformité. Contactez notre équipe pour un atelier d’arborescence ou consultez notre grille tarifaire 2026.
Questions fréquentes sur l’arborescence et navigation d’un site d’assurance
Combien de rubriques de niveau 1 doit avoir un site d'assurance ?
Entre 5 et 7 pour la navigation principale. Un site mono-produit (mutuelle régionale, IP) fonctionne avec 5 rubriques : Offres, Espace adhérent, Qui sommes-nous, Aide/Contact, Devis. Un site multi-produits (assureur national, groupe) nécessite 6 à 7 rubriques avec la segmentation Particuliers/Professionnels/Entreprises et l’accès courtiers. Au-delà de 7 rubriques en navigation principale, le header devient illisible sur mobile et les études UX montrent que le taux de clic chute.
La déclaration d'accessibilité RGAA est-elle vraiment obligatoire ?
Oui, depuis le 28 juin 2025 pour tout nouveau site ou service numérique. Elle doit être accessible depuis toutes les pages via un lien « Accessibilité » en footer. Son contenu minimum : niveau de conformité (totalement / partiellement / non conforme), date du dernier audit, liste des non-conformités identifiées, et voies de recours (contact du référent accessibilité, médiateur). Son absence expose à une amende de 25 000 €.
Un mega-menu est-il compatible avec le RGAA ?
Oui, à condition de respecter 4 exigences techniques : (1) chaque item de premier niveau doit porter un attribut aria-haspopup="true" et aria-expanded="false/true", (2) les sous-menus doivent être navigables au clavier (flèches directionnelles + Entrée + Échap pour fermer), (3) le focus doit être visible sur chaque item, (4) l’ouverture/fermeture doit être annoncée au lecteur d’écran. Ces exigences sont simples à implémenter si elles sont prévues dès le wireframe — beaucoup plus coûteuses à corriger a posteriori sur un mega-menu déjà développé.
Faut-il une arborescence différente pour le mobile ?
Non, l’arborescence (la structure des pages) est identique. C’est la navigation (le système de menus) qui s’adapte : le mega-menu desktop devient un menu accordéon sur mobile (hamburger → rubrique → sous-rubrique en accordéon). Le CTA « Devis » doit rester visible en permanence sur mobile (bouton fixe en bas d’écran ou dans le header sticky). L’accès « Espace adhérent » doit être en un clic maximum sur mobile — c’est l’usage le plus fréquent en mobilité (carte tiers payant en pharmacie).
Comment concevoir l'arborescence d'un site d'assurance ?
Le budget minimum pour une stratégie structurée et mesurable est de 30 000 € HT/an, réparti entre le blog SEO (15 000 €, 24 articles/an), LinkedIn (8 000 €, 150 posts/an) et la newsletter (5 000 €, 12 envois/an). Pour une stratégie complète incluant la vidéo et les simulateurs, comptez 60 000 à 80 000 €/an. Le ROI se mesure à partir du 6ᵉ mois sur le trafic organique et à partir du 9ᵉ mois sur les leads. Le calcul de rentabilité : si 24 articles génèrent 500 visites organiques/mois chacun (12 000 visites) avec un taux de conversion de 1,5 % (180 leads/mois) à un coût de 15 000 €/an = coût par lead de 7 €, vs 80 à 200 € en paid.
IP, si vous nous contactiez pour échanger sur vos projets digitaux ?
Tous les détails sur notre page contact ou en visio ci-dessous